25/06/2005

Sacré Melchior....

C’est certes un discours d’opposition mais il donne, je crois, un bon résumé de la situation budgétaire actuelle :

http://www.lecdh.be/presse/pa738.htm


 



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Les maux wallons acte 1 : les abus

«C'est le comble de l'absurdité»

 

Même s'ils comprennent la colère des travailleurs de New Lachaussée suite au retrait de la licence d'exportation qui lui avait été accordée, les patrons wallons s'interrogent sur l'opportunité de la grève de 24 heures qui a paralysé vendredi d'autres sociétés du secteur vendredi. «C'est le comble de l'absurdité, les syndicats manquent-ils d'imagination pour trouver un autre moyen pour manifester leur mécontentement. Que le personnel de New Lachaussée fasse grève est compréhensible, mais qu'on paralyse d'autres entreprises par solidarité est inadmissible, car on leur cause un préjudice. C'est une réaction inappropriée», dénonce Reuter, administrateur délégué de l'Union wallonne des entreprises (UWE). Son analyse est partagée par les dirigeants de Techspace Aero dont les travailleurs se sont croisés les bras vendredi. «Nous regrettons ce qui arrive aux travailleurs de New Lachaussée, mais la grève de nos travailleurs est totalement injustifiée. En six mois, c'est la 4e fois que nous subissons un mouvement social pour des raisons étrangères à l'entreprise. Le coût de ces différents mouvements s'élève à environ 8 millions d'euros et le groupe Safran (Sagem-Snecma) a du mal à comprendre ce comportement. Les dirigeants se demandent comment les travailleurs d'une entreprise qui offre des emplois de qualité et de meilleurs salaires peuvent se comporter de la sorte», dit Joëlle Wathelet, responsable de la communication chez Techspace Aero. «Il fallait marquer le coup de façon claire et c'est la raison évidente des travailleurs de manifester leur mauvaise humeur face à une mauvaise décision du gouvernement wallon», rétorque Thierry Bodson, secrétaire régional de la FGTB Liège-Huy-Waremme. Pour Vincent Reuter, les hésitations de l'exécutif wallon dans le dossier vont déforcer les entreprises du secteur devant leurs clients. (Ph.Law.)

La Libre Belgique 25/06/2004


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15/06/2005

T.V.A.

Vande Lanotte: je ne vois pas pourquoi on s'y opposerait
FRANCIS VAN de WOESTYNE

Le vice-Premier ministre et ministre du Budget soutient l'idée de Guy Verhofstadt.
Elle serait neutre, dit-il, pour 80 pc des Belges et favoriserait l'emploi.

ENTRETIEN

Que pensez-vous de l'idée de transférer une partie du financement de l'Etat et de la sécurité sociale de la fiscalité directe vers la fiscalité indirecte?

Cela a du sens. Que disent les opposants? Que les taxes directes sont plus sociales et que les impôts indirects sont antisociaux. Je ne dis pas que cela est incorrect. Mais il faut nuancer. Un tel transfert aurait en réalité un impact sur les 10 pc de la population, ceux qui gagnent le moins. Ceux-là perdraient une part de leur pouvoir d'achat. Il faudrait donc imaginer un système de compensation pour les plus pauvres. Pour les 80 pc de la population qui se trouvent dans la moyenne, ce transfert se révélerait neutre. Et pour les 10 pc des personnes les plus fortunées, cela n'aurait évidemment que peu d'influence.

En allégeant la taxation directe sur les salaires, on créerait sans doute de nouveaux emplois. Pour les familles moyennes, l'impact d'un tel transfert serait donc finalement positif et largement social. Je me résume: si l'impact financier est neutre pour la majeure partie de la population et si l'on peut créer des emplois supplémentaires... je ne vois pas pourquoi on s'y opposerait. D'autant que la mesure frapperait des produits fabriqués dans les pays à bas salaires sur lesquels il n'y a pratiquement pas de taxes. Si on les taxe, ici, ce ne serait que justice. Cela dit, je ne dis pas que cette mesure réglerait tout le problème de l'emploimais cela peut aider. Il faudrait aussi examiner l'impact sur l'index. Mais là aussi, cela est relatif: même en augmentant la TVA sur un produit, il est possible que son prix ne bouge pas. Car dans l'économie concurrentielle qui est la nôtre, les prix peuvent très bien se maintenir même avec une hausse de TVA.

N'y aurait-il pas un problème de délocalisation des achats?

Il est vrai que nous sommes un petit pays et que les augmentations de la fiscalité indirecte peuvent avoir un impact négatif dans les magasins frontaliers. Si un grand pays comme la France appliquait le système préconisé par Guy Verhofstadt, il gagnerait au centre du pays et perdrait aux frontières. Nous, nous n'avons que des frontières.

De plus la fiscalité indirecte est très largement dépendante de l'Europe...

Il y a encore des marges. Ce n'est pas facile mais c'est faisable. Mais il est clair que ce serait mieux si ce «switch» vers la fiscalité indirecte se faisait de manière globale et concertée.

Evoquera-t-on ce dossier déjà dans le cadre du budget 2006?

Cela n'est pas impossible.

Pour ce budget 2006, précisément, le Bureau du Plan prévoit un effort budgétaire de quelque 4,5 milliards de francs.

Cette estimation a été faite à politique inchangée. Il est évident que les circonstances auront changé.

Pour le budget 2005, un nouveau contrôle est en vue et doit commencer dans les prochains jours. Quel est l'effort prévu?

Le dernier tableau de bord qui doit nous aider à évaluer l'effort est attendu ce 15 juin. Tout dépend de l'évolution de la croissance, qui change de mois en mois. Les chiffres sont très divergents. Les deux premiers mois de l'année étaient très mauvais. Après, c'était mieux. Mais de toute façon, le ralentissement de la croissance devra être compensé, même si nous l'avions, en partie, prévu lors du contrôle d'avril dernier.Et si la Banque nationale avait raison dans ses prévisions?

Admettons que la Banque nationale ait raison. Imaginons que nous ne faisons rien... il y aurait un déficit de 1,5 milliard en 2005, soit 0,5pc du Produit intérieur brut. Au niveau européen, le ministre du Budget qui viendrait présenter ce résultat serait aussitôt décoré! Car l'évolution des finances publiques est bonne chez nous. La dette? Elle est encore un peu trop élevée, mais on va progressivement vers une dette de 90pc du PIB. Elle a été réduite de 40pc en quelques années.

Pourquoi alors vouloir à tout prix l'équilibre budgétaire?

C'est mieux pour la confiance des consommateurs. Mais il ne faut pas ergoter: un surplus de 0,2pc, est-ce tellement différent de l'équilibre? Non. Et un déficit de 0,2? Non plus.

La Libre Belgique 14/06/2005


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14/06/2005

Bonne idée..Pas neuve, mais bonne qd meme !

Di Rupo: retroussons-nous les manches

V.d.W.

 

Le président du PS, Elio Di Rupo, veut une mobilisation générale en faveur du redressement de la Wallonie. L'appel est adressé aux Wallons mais aussi aux Flamands.
Il faut, dit-il notamment aux syndicats, se faire aimer.

Allez hop, au boulot! Le président du Parti socialiste, Elio Di Rupo, a lancé, dans les colonnes de «L'Echo», un vibrant appel à la mobilisation générale de tous les acteurs en Wallonie et à Bruxelles pour qu'enfin le Sud du pays sorte du marasme dans lequel il demeure depuis trop longtemps. Il appelle de ses voeux la mise au point d'un véritable «plan Marshall» à l'échelle de la Wallonie.

Di Rupo pose donc un constat et propose une réflexion.

Le constat: la Wallonie va mieux. La dégradation continue que la Wallonie connaissait depuis 1966 a été stoppée. Mais à présent, l'économie wallonne stagne. Pourquoi? Di Rupo affirme que les discussions communautaires ont créé un climat d'incertitude. Dès lors, dit-il, l'investisseur se referme et n'ose pas entreprendre dans un tel climat. A Bruxelles, la dégradation des conditions économiques est terrible: cela ne peut plus continuer.

Harcèlement flamand

Dès lors, que faire? L'appel à un «plan Marshall» que le président du PS a lancé s'adresse à un grand nombre d'acteurs.

Au gouvernement fédéral, tout d'abord, il demande qu'il soit le promoteur de synergies sur la relance économique des trois régions du pays.

Au gouvernement flamand, il demande une certaine compréhension. Et il exhorte les responsables flamands de cesser leur harcèlement systématique à l'égard des francophones. Il faut aussi, dit-il, que les Flamands mettent un frein à leurs revendications institutionnelles excessives afin que chacun puisse se reconcentrer sur les questions économiques et sociales. Sinon? Di Rupo craint une prochaine négociation gouvernementale extrêmement difficile, voire une crise de régime.

Aux francophones, Wallons et Bruxellois, à qui le message est surtout adressé, Di Rupo dit: retroussons-nous les manches. Il souhaite une mobilisation de tous les acteurs: gouvernement, patrons, syndicats, universités, associations, enseignants... afin qu'ils inscrivent parmi leurs priorités le redressement wallon. «S'il n'y avait qu'une seule priorité à retenir, dit-il dans son interview, ce serait la création de nouvelles entreprises, l'agrandissement et la consolidation des entreprises existantes.»

Sous-localisme

Le président du PS reconnaît que la Wallonie, outre son manque de dynamisme, souffre aussi d'autres maux. Il en pointe trois, spécifiquement. Le sous-localisme tout d'abord: «J'en ai marre des sous-localismes: c'est le cancer du côté wallon», lance-t-il tout en affirmant que son parti n'est pas le seul touché par cette dérive.

La multiplication des niveaux, ensuite: il demande que l'on réduise la couche intermédiaire entre le gouvernement wallon et les réalités du terrain afin d'accroître l'efficacité de la décision politique. Il vise en particulier les intercommunales, dont le nombre va être réduit. Mais qui pourrait l'être plus encore si le PS ne s'était pas opposé à une cure d'amaigrissement plus sévère.

Le troisième mal dont souffre la Wallonie est présenté de manière plus floue: «Il faut se faire aimer», dit le président du PS à destination de ses «amis syndicaux». Et Di Rupo de reconnaître que la dernière grève des Tec n'a pas amélioré l'image de la Wallonie. Il faut, conclut-il, assurer aux investisseurs une sécurité juridique, fiscale et un climat social serein.

Voilà. Ce n'est pas la première fois que le président du PS dit tout ceci. Au-delà du discours incantatoire, il faudra passer de la parole aux actes.

Y compris au PS.

La Libre Belgique. 14/06/2005.

 

 


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11/06/2005

Humour


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08/06/2005

Un peu de sérieux....

De retour le 24 juin…….

Bons examens à ceux qui en ont. Pour les autres, profitez du soleil !!

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Un peu de Business-culture pour faire plaisir a Karine

«Les Bronzés 3», millionnaires pour la vie

Léna Lutaud
[04 juin 2005]

Du triomphe des Bronzés 1 et 2, ils n'ont pas touché grand-chose. Pour encaisser leurs 11 000 euros de droits d'auteur dus par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), ils avaient même été obligés de traîner celle-ci devant le tribunal de grande instance de Paris en 2001. Entre-temps, Gérard Jugnot est entré dans le club restreint des Français oscarisables à Hollywood avec Les Choristes. Et Christian Clavier fait partie des trois stars françaises «bankables» avec Jean Reno et Gérard Depardieu.


Autant dire que pour leur retour sur les écrans, mercredi 1er février 2006, dans les rôles de Jean-Claude Dusse, de Jérôme, de Popeye le play-boy, de Gigi, de Bernard et de Nathalie Morin, les héros des Bronzés – Michel Blanc, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Thierry Lhermitte et Gérard Jugnot – ont bétonné leurs contrats. Selon les documents que Le Figaro économie s'est procuré, chaque star a signé deux contrats : l'un en tant que scénariste, l'autre en tant qu'acteur. Pour son travail d'écriture, Marie-Anne Chazel touche 343 000 euros. C'est bien rémunéré. Mais l'épouse de Christian Clavier a aussi parié sur la réussite du film. A écouter Francis Boespflug, président de Warner Bros. Pictures France et distributeur du long-métrage, l'actrice a raison de prendre ce risque : «J'espère que Les Bronzés 3 sera notre Star Wars national.»


Du coup, sur ses deux contrats, Marie-Anne Chazel a négocié une cascade de clauses d'intéressement qui vont des recettes en salles, en vidéo et à la télévision, au pay-per-view et aux jeux multimédias. La onzième clause du contrat de scénariste précise même qu'elle touchera «0,45% de toutes autres formes d'exploitation connues ou à découvrir». Le succès du DVD que les acteurs français n'avaient pas vu venir est encore un souvenir dou loureux. Si, comme prévu, Les Bronzés 3 attirent 8 à 10 millions de spectateurs, Marie-Anne Chazel sera millionnaire. Comme tous les membres de la bande, qui disposent des mêmes contrats.


La saga des Bronzés 3 a commencé l'été dernier. Tandis que dans sa villa corse, Christian Clavier planchait sur un synopsis de quinze pages avec Thierry Lhermitte, Christian Fechner allait voir Studio Canal qui est le propriétaire du titre Les Bronzés. Le célèbre producteur est ressorti ravi : Studio Canal lui a cédé pour zéro centime le droit de faire une suite. Mi-décembre, Gérard Jugnot fait repousser sa moustache et la joyeuse troupe fait une première lecture du scénario dans l'immense bureau blanc de Christian Fechner, derrière Roland-Garros.


Comme dans les opus précédents, la comédie se passe dans un lieu unique. Cette fois, c'est un magnifique hôtel avec piscine. Calculatrice à la main, Christian Fechner fait ses comptes : avec 82 jours de tournage entre mai et juillet dont deux mois à l'étranger pour éviter la pluie, il évalue le budget du film à 35 millions d'euros. C'est peu comparé aux 53 millions d'euros d'Arthur que tourne Luc Besson en Normandie avec Madonna, David Bowie et Mia Farrow. «Mais c'est beaucoup comparé à Chouchou avec Gad Elmaleh qui m'avait coûté 9 millions d'euros», confie Christian Fechner, en mâchouillant son cigare.


Début janvier, tout s'accélère. Les équipes de Patrice Leconte sillonnent l'Europe pour dénicher le fameux palace. Ce sera le Cala di Volpe en Sardaigne. L'établissement préféré de Donatella Versace et de Lionel Richie a déjà accueilli James Bond dans L'Espion qui m'aimait. Propriété du milliardaire libano-américain Tom Barrack (premier actionnaire d'Accor, détenteur de 15% de Lucien Barrière), cet hôtel coûte 1 000 euros par nuit. Christian Fechner, qui a besoin de privatiser deux tiers de ce lieu de rêve et de 3 875 nuitées, négocie pied à pied. Il réussit.


Au coût du palace, il faut cependant ajouter 6 000 repas, 22 camions chargés de matériel qui arrivent par bateau depuis Toulon et Gênes, la location de 50 lignes de téléphones portables italiens, 45 voitures pour sillonner l'île, 360 billets d'avion Paris-Sardaigne... sans oublier «le coût de l'assurance pour protéger les pellicules qui s'envolent de l'île chaque soir dans un caisson résistant aux rayons X pour rejoindre Paris», rappelle Jean-Claude Beineix, l'assureur de Christian Fechner. Du coup, sans même le salaire des acteurs, le coût de fabrication du film représente vite 75% du budget. «Les rémunérations des acteurs-auteurs et du réalisateur tout comme le montage du film sont dans les 25% restants», détaille Christian Fechner.


Heureusement pour notre producteur, «les financiers du cinéma attendent avec impatience le film». Studio Canal achète d'emblée les droits vidéo tandis que Francis Boespflug, «ami de vingt ans» de Christian Fechner, verse un montant secret pour se charger du marketing et de la distribution en salle. TF1 prend les droits de diffusion hertzienne du film. Christian Fechner fait alors monter les enchères entre Canal + et TPS. La guerre totale entre les deux opérateurs va le servir. Fin avril, Canal + ne peut pas suivre les surenchères de TPS. Avec les ventes à l'étranger, Fechner a bouclé son financement. Il peut donc ouvrir chez sa banque un compte au nom du film. Et payer les deux millions d'euros de salaire d'auteur de ses stars, en escomptant les contrats signés par Warner Bros., TPS, Studio Canal et TF1.

Voilà pour le financement ponctuel du film. Mais Christian Fechner s'est aussi très bien débrouillé d'un point de vue patrimonial. Dans le cinéma, posséder le négatif du film est crucial. Cela permet d'être celui à qui les chaînes achètent les droits de diffusion. Et quand un film comme Les Bronzés font du ski, le 17 février 2004, passionne dix millions de Français devant TF1, les ayants droit touchent 1,5 million d'euros.

Vu les enjeux, rien n'a été laissé au hasard. Ainsi, si Warner Bros annonce déjà que le film sortira en février 2006, c'est pour que les exploitants de cinéma réservent leurs salles. «C'est une date stratégique car les vacances de février s'étaleront sur tout le mois selon les zones géographiques», explique Francis Boespflug qui prévoit 800 à 1 000 copies : «Le problème est de savoir quel exploitant ne va pas demander le film.» Les Bronzés 3 est vraiment un film hors norme.

Le Figaro Economie


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